Le jeudi 27 juin 2024 à 19h. nous vous invitons à une soirée autour des archives des mouvements d'occupation à Genève.

En 2022, à l'occasion des quarante ans de l'occupation du squat du Conseil-Général, un groupe d'habitantes et d'habitants a initié une démarche de collecte d'archives autour des occupations. Les documents rassemblés dans ce cadre sont déposés aux Archives contestataires et nous nous réjouissons de montrer les premiers résultats de cette collecte au cours d'une soirée publique à la Maison de quartier de la Jonction, un haut lieu des luttes urbaines des années 1970.

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Appels à soutien, portes ouvertes, pétitions, annonces de soirées ou de manifs, dénonciations de la spéculation: parmi toutes les archives collectées, nous avons sélectionné des documents qui appellent le public à se mobiliser. Divers intervenantes et intervenants viendront commenter ces documents qui seront exposés dans la salle et discuter de la riche mémoire de ces mouvements et de leurs résonnances avec l'actualité. Alex Iordachescu viendra également présenter son projet de livre autour d'Artamis.

Un buffet permettra de prolonger les échanges! Venez nombreuses et nombreux.

Les mouvements d'occupation

À Genève, dès le début des années 1970, l'occupation s'impose comme un outil majeur des luttes urbaines: occupation du centre autonome, occupation du Prieuré et du Centre femmes, occupations d'arbres et de terrains à Plainpalais, occupation de la maison du Cèdre aux Eaux-Vives, etc. Il s'agit de rendre visible un manque (espaces d'autogestions, logements accessibles, etc.) ou d'empêcher la destruction d'un lieu, mais aussi de contester en actes la mainmise du capital sur la ville.

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Avec la restructuration industrielle du milieu des années 1970, la pratique de l'occupation s'étend aux luttes ouvrières: occupation du restaurant le Don Quijote, de l'Imprimerie du Courrier et bien sûr de SARCEM.

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Le mouvement d'occupation de logements s'intensifie dans les années 1980 autour de la Régie populaire de relocation forcée dont le but est de rendre visible la pénurie de logement et d'organiser l'action directe. Argand, Racine, Conseil-général, Pré-Naville, les immeubles occupés se multiplient tandis que s'accélère la spéculation immobilière.

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L'immeuble Rhino, à l'angle du boulevard des Philosophes et du boulevard de la Tour, deviendra l'emblème d'une période où fleurissent lieux de vies et de culture alternative. En 2007, son évacuation, ainsi que celle de La Tour dans le même quartier, provoque une nouvelle vague d'occupations qui se soldent toutes par une répression sévère (évacuations immédiates, inculpations).

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